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LETTRE DE NOUVELLES - Juin 2026

  • il y a 6 jours
  • 3 min de lecture

Bien chers amis,

La famille Morin habite le quinzième étage de mon immeuble.

C’est l’avant-dernier. Au dernier étage, il y a des chambres indépendantes.

L’une est occupée, juste au-dessus d’eux.

Par qui ? Ils n’en savaient rien. D’ailleurs cela ne les intéressait pas.

Peu leur importait le voisin d’en haut.

De temps à autre, tôt le matin ou dans la soirée, ils entendaient un bruit de pas et

les échos assourdis d’un poste de radio. Cela ne les dérangeait pas ; ils savaient

pourtant qu’il y avait une présence et ils disaient :

« Tiens, le voisin d’en haut est là ! »

Les Morin ne se lient pas volontiers, mais ils sont assez curieux de nature. Ils

avaient envie de faire la connaissance de celui d’en haut, mais n’y réussissaient

pas. Jamais ils ne le rencontraient dans l’ascenseur. Un jour pourtant, ils

montèrent jusqu’à sa porte, histoire de savoir comment il se nommait.

Ils y lurent un nom qui ne leur apprit rien.

Ils auraient bien aimé savoir ; mais ils ne savaient pas. Alors ils firent des

suppositions. Rien qu’en écoutant le bruit feutré de ses pas, ils imaginèrent que

le voisin d’en haut devait être comme ceci ou comme cela. Ne le voyant jamais,

ils pensèrent qu’il était casanier, peut-être même misanthrope. Son extrême

discrétion leur fit supposer qu’il devait être un agent des Services secrets. Ils

virent en lui une sorte d’espion qui devait contrôler leurs faits et gestes.

Quand les enfants n’étaient pas sages, qu’ils criaient dans l’appartement, les

parents Morin disaient : « Chut ! Celui d’en haut vous entend ! » Ou encore :

« Du calme les enfants, sinon je vais chercher celui d’en haut ! »

Pour les enfants celui d’en haut devint une sorte de croquemitaine qui les

effrayait. Ils n’auraient pas voulu le rencontrer dans l’escalier.

C’est ainsi que ce voisin devint pour toute la famille Morin l’être dont on se méfie,

que l’on craint, et vis-à-vis duquel il vaut mieux garder une prudente réserve.

Ils n’avaient aucune envie de considérer ce voisin comme quelqu’un que l’on

pourrait aimer…


Ils furent bien étonnés lorsqu’un dimanche matin celui d’en haut frappa à

leur porte pour demander un service. Ce n’était pas un agent secret ni un

croquemitaine, mais un homme souriant, affable, plein de bonté. Un jeune médecin

qui terminait ses études. II parla avec tant de bienveillance que les

Morin ne purent le laisser sur le seuil de la porte.

On le fit entrer. Les enfants, effarouchés tout d’abord, l’apprivoisèrent vite.

Il devint leur ami, comme il devint l’ami de tous. Il savait raconter de si belles

histoires, et c’était tellement intéressant aussi pour les grands, quand il leur

expliquait comment ça fonctionne en dedans, dans notre corps, alors qu’on n’y

pense même pas.

D’ami, il devint leur sauveteur. Un certain soir que Guillaume, le jeune fils, était

gravement malade, son intervention énergique et immédiate l’arracha à la mort.

Dès lors, quand le père Morin parle de « celui d’en haut » il dit :

« C’est notre voisin, notre ami, un gars épatant, ça ! »

Je pense que vous avez saisi l’allégorie de cette histoire…


Je ne voudrais pas être irrévérencieux et comparer Celui qui est notre Sauveur

et Seigneur, au voisin du dessus. Il n’en reste pas moins vrai qu’autrefois nous

appelions Dieu : « Celui d’en haut », et qu’ensuite nous avons entendu le bruit de

ses pas dans le brouhaha de notre vie agitée, puis nous l’avons reçu chez nous,

dans notre cœur, pour toujours.

Alors, qu’en est-il aujourd’hui de toutes les familles Morin qui nous entourent

et qui n’ont aucune idée de l’amour du Seigneur pour chaque membre de leur

foyer ? Afin d’apporter votre réponse personnelle et pratique à cette question, au

travers du programme de la CMM « J’aime mon voisin », toute notre équipe vous

propose un beau projet d’été, concret et à votre mesure. Un projet destiné à toutes

les familles Morin qui vivent près de vous…

En utilisant le dépliant joint, « J’aime mon voisin », une belle occasion de visites

vous accompagnera, en communion avec des milliers d’autres témoins.

Avec toutes mes amitiés fraternelles,



 
 
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