Bien chers amis,

On célèbre cette année le 400e anniversaire de la naissance de Molière. Ce génial dramaturge est encore aujourd’hui l’auteur le plus lu, joué et traduit dans le monde.
Il est aussi le plus énigmatique, puisqu’il n’a laissé aucun manuscrit, aucune correspondance.
Seule son œuvre nous est restée, toujours actuelle d’ailleurs. En effet, c’est dans « Le Tartuffe ou l’imposteur » que nous pouvons relever une formule bien vraie et ressentie par tous les chrétiens : « Le chemin est long du projet à la chose ».
Cette constatation fut bien avant lui celle des chrétiens de l’église naissante à Thessalonique où l’apôtre Paul avait jeté les bases de l’Evangile. Ils étaient devenus des modèles pour les autres croyants de la région tant leur foi, leur amour et leur fermeté étaient reconnus. Le projet du salut et du retour de Christ leur était chevillé au corps. Toutefois ils n’avaient pas mesuré le temps que devait prendre la réalisation des promesses de ce retour glorieux de Christ…

Le chemin entre le projet divin initial et sa réalisation leur semblait un temps bien long. Plusieurs se décourageaient ou s’impatientaient, parfois même en se laissant séduire par ce que nous appelons aujourd’hui des « fake news ». L’apôtre leur expliquera que « le jour du Seigneur viendra soudain comme un voleur dans la nuit » et donc qu’ils se préparent et veillent, toujours joyeux et priant sans cesse. Se vérifiait ainsi déjà pour l’église primitive que le chemin est long du projet à la chose !

Ne pensez-vous pas que tout cela est encore bien actuel ?
En tout cas, l’exhortation de Paul demeure pour nous invariablement la même que pour ceux des débuts : « Que le Seigneur dirige vos cœurs vers l’amour de Dieu et la patience du Christ » (2 Thessaloniciens 3:5).
C’est l’ordre de marche pour l’équipe de la CMM qui s’attelle sans mollir à la mission qu’est la sienne dans notre pays : servir l’Eglise en apportant à tous et à chacun le message de l’Evangile jusqu’au retour en gloire de Jésus-Christ.

Certes le chemin est long, fatiguant, escarpé, dangereux et inattendu parfois, mais ce que notre main trouve à faire, même imparfaitement, nous le faisons avec entrain car peu c’est toujours beaucoup lorsque nous le déposons dans les mains de Dieu.

A cet égard, je ne sais pas si vous connaissez la fable du colibri qui est issue de la culture amérindienne ?
Elle symbolise l’importance de chaque geste, chaque engagement, chaque initiative et action, même dans une cause qui nous dépasse infiniment.
Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre qui s’étendait sous leurs yeux. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son petit bec pour les jeter dans les flammes.
Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation qui lui semblait dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »
Et le colibri lui répondit : « Qu’importe, mais je fais ma part. »
Pour nous, la « part du colibri » symbolise l’engagement que nous prenons dans la diffusion de la Bonne Nouvelle qui bouleverse et change toute vie, et que chacun d’entre nous peut prendre à son niveau. Si chacun, comme le colibri « fait sa part », en rejoignant selon ses forces et ses moyens tous les amis de la CMM, alors tout peut changer et le chemin ne sera jamais trop long du projet à la cause. « Ah ! la belle chose – disait Molière – que de savoir quelque chose »

Dans la joie du service et de la communion fraternelle,

 

 

PS : Chaque jour nous nous retrouverons également à genoux au travers de la liste jointe, en priant pour l’une des nations où la CMM s’active. Nous pourrons dire, avec l’Apôtre Paul : « Priez pour nous afin que la Parole du Seigneur se répande rapidement et qu’elle soit honorée ailleurs comme elle l’est chez vous » (2 Thessaloniciens 3:1).

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