décembre 2018

En ce dernier mois de l’année au cours duquel nous allons célébrer Noël, un détail étrange m’interroge : Les personnes qui ont bien connu Jésus et qui ont tout entrepris pour le faire connaître, ne disent rien de son aspect physique.
Etait-il grand ou petit ? Séduisant ou quelconque ? Brun ou blond ? En fait, pas un mot !

Habituellement, quand on cherche à présenter une personne à ceux qui ne l’ont jamais rencontrée, on commence ou finit toujours par en dépeindre son aspect physique…

Il n’était pourtant pas un fantôme. Il a commencé par être un bébé, puis un enfant qui donne du souci à ses parents, avant de devenir un homme.
Il a aussi étudié la théologie et s’est formé au métier d’artisan.
Faim, soif, fatigue, il a connu tout cela.
Son cœur a vibré d’admiration, de compassion, de dégoût, d’amitié, de colère ; il a souffert  de l’incompréhension, de l’hostilité, de la haine, et même des brutalités.
Il a pleuré la mort d’un ami et la ruine prochaine de sa patrie.
Devant la mort, il ne s’est pas tu. Il a poussé un cri qui exprimait toute la détresse humaine : Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?
Il a fini par n’être plus qu’un corps sans vie qu’on lave et qu’on met en sépulture.
Oh, que tout cela est étrange ! Pas un mot de son aspect physique par ceux qui, d’une manière ou d’une autre, en furent les témoins… N’était-ce donc pas important, primordial à l’heure où tous les « selfies » nous environnent ?

En réalité, quelque chose a frappé ceux qui l’approchaient, amis ou hostiles :
• soit un regard, qui vous pénétrait « de la tête aux pieds »,
• soit une parole qui, sans violence, subjuguait la volonté des hommes, les puissances cachées des êtres, … ou même les forces de la nature.

Toi, suis-moi, disait-il, et certains, pour le suivre, quittaient tout.
Lève-toi, et un paralytique se mettait debout.
Il osait commander à la tempête (et on imagine ce que cela signifie depuis ces derniers mois) : Tais-toi et le calme s’installait ;
A un mort dans son caveau : Lazare, – sors ! Et il sortit ;
A une femme en perdition : Va et ne pèche plus, comme si c’était possible.
Il ose dire à un homme : Tes péchés sont pardonnés, comme s’il en avait le droit.
Devant les érudits, les juges et les gouverneurs, il parle calmement, comme si c’était lui le maître des lieux. Il sait ce qu’il dit, ce qu’il fait, ce qu’il veut et où il va.

A un certain moment, la haine semble triompher de lui, mais il lui arrache sa proie : cette vie qu’on croit lui prendre, c’est lui qui la donne.
Quant à la mort, s’il en connaît et en redoute toute l’horreur, il sait qu’elle n’aura pas le dernier mot sur lui. Jésus-Christ est ressuscité !

Cependant, après toutes ces affirmations sans ambiguïté, il ne semble rencontrer qu’un seul obstacle : l’incrédulité des hommes. Il l’accepte à cause de son amour. Voici une chose bien étrange et qui ne me permet plus de m’interroger.
Jésus lui-même se demandait : quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?
Oui, la grande question dont tous les disciples sont porteurs n’est pas de s’interroger sur une apparence, mais sur les paroles, les faits et gestes de Celui qui a affirmé que quiconque croirait en Lui, ne périrait pas mais aurait la vie éternelle. Il ajoutait :
Ne soyez pas incrédules, mais croyez !
Affronter l’incrédulité qui s’oppose au plein épanouissement de son œuvre divine s’impose donc comme notre mission première. Ainsi, s’interrogeait déjà l’Apôtre Paul après avoir précisé que quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé : Comment invoqueront-ils Celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en Celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Il a plu à Dieu de sauver ceux qui croient.
Les premières personnes qui ont connu le Christ ont eu bien raison de ne pas s’attarder sur son apparence physique. Ils ont consacré toute leur énergie, leur temps, leur argent et leur confort pour annoncer la Bonne Nouvelle du message du salut en Christ.
C’est dans ce sillage de l’Eglise professante que la CMM a fondé sa mission, les yeux fixés sur l’unique volonté de répandre l’Evangile dans tous les foyers de notre pays, afin qu’en recevant son message, l’incrédulité recule toujours davantage. 
A l’instar de ce pauvre père de famille qui conduisit son fils aux pieds de Jésus, que nombreux soient ceux qui lui diront : Je crois, viens au secours de mon incrédulité !
Et tout cela est le fruit de l’action de l’Esprit Saint agissant avec puissance au travers de l’engagement de ses disciples.

Bien reçue ou rejetée, la Bonne nouvelle doit être annoncée. Elle le fut en 2018 et le sera encore demain, en 2019 ! Elle est la seule demande que nous fit le Seigneur, et c’est pourquoi nous nous y attelons sans relâche. Et nous disons à ceux qui y croient et qui soutiennent l’action de la CMM : veillez, priez, soyez prêts, le Seigneur revient ! L’Eglise attend, elle aussi depuis longtemps.
Maintenant s’accomplissent sous nos yeux les signes précurseurs annonçant le retour promis de Jésus. Ne nous relâchons donc pas à soutenir tout ce qui contribue à faire de nos efforts communs un pas en avant pour le Royaume, car la venue du Seigneur est proche.

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