avril 2019

Alors qu’il était devenu aveugle après sa rencontre renversante avec Jésus-Christ, Dieu envoya un messager vers celui qui deviendra l’apôtre Paul.
Cet homme, Ananias, lui imposa les mains pour qu’il voie à nouveau, puis il l’introduisit dans la communauté chrétienne comme un homme transformé.
Ananias hésitait beaucoup à se rendre de nouveau auprès de Paul. Mais Dieu lui dit :
« Va car j’ai choisi cet homme comme instrument de choix : il fera connaître qui je suis aux nations étrangères et à leurs rois, ainsi qu’aux Israélites » (Actes 9:15).
Un instrument, un outil si vous voulez !
L’Apôtre Paul a été dans la main de Dieu un instrument remarquable. Son influence a été déterminante toute sa vie et elle l’est encore aujourd’hui.

Toutefois, il n’a été qu’un instrument… La main qui le tenait, qui le maniait, qui s’en servait, était celle de Dieu en personne !
A son tour, chaque croyant authentique peut dire qu’il est aussi un instrument dans la main de Dieu. Plus modestement sans doute, mais tout aussi efficacement, Dieu peut et veut se servir de lui.

L’instrument, l’outil dont un ouvrier se sert pour exécuter son travail, qu’il s’agisse d’une hache, d’une scie, d’un tournevis ou d’un rabot, est en général formé de deux parties distinctes. La partie tranchante (le fer) qui fait le travail et la partie à laquelle s’ajuste le fer : le manche de l’outil.
Ce dernier doit s’adapter parfaitement à la main qui le tient. Pour chaque fonction d’un outil, une forme de manche est prévue. Celui d’un tournevis n’aura pas celle d’un manche de hache.
Il en est ainsi de nos vies. Pour qu’elles soient utiles, elles doivent être adaptées à la main de Dieu qui veut s’en servir. Et nous avons compris depuis bien longtemps que « La main de Dieu est sur ceux qui le cherchent » (Esdras 8:22).
Cependant, il y a plus. 
L’outil dispose d’un manche et aussi ce qui s’ajuste dessus : la partie qui fait le travail, le fer. Qui donc est ce croyant authentique sinon celui ou celle qui se sent impuissant par lui-même pour la tâche qui lui est confiée et auquel Dieu ajuste sa puissance ? Exactement comme le fer de l’outil est ajusté à son manche !
Paul par lui-même n’était (toute proportion gardée), qu’un manche d’outil auquel le Seigneur ajoutait la puissance de son Saint-Esprit.
« Je ne me glorifie que de ma faiblesse » disait-il, « car c’est quand je suis faible que je suis fort ».

A ses disciples rassemblés autour de lui le jour de son Ascension, Jésus a dit :
« Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit venant sur vous et vous serez mes témoins… ».
Cette puissance, Dieu veut nous la donner sans cesse, tout au long de cette année 2019. 

Il veut également nous la redonner si nous l’avions perdue, un peu à l’image de l’histoire de cet outil mal emmanché, qui avait du jeu entre le manche et le fer. En effet, pour que l’outil soit bon, il faut qu’il y ait une parfaite adhérence entre les deux éléments. Un outil qui a du jeu, qui « branle du manche » comme on dit chez moi, est non seulement difficile à manier mais il peut devenir dangereux.
Nous pouvons relire ce récit dans 2 Rois 6:1-7… et incident situé à l’époque du prophète Elisée est en apparence assez banal, mais son développement a beaucoup à nous apprendre en plus de ce miracle qui défie toutes les lois de la densité.
Cette même puissance est à notre disposition pour que notre témoignage de chrétien soit percutant dans toutes les situations de notre vie.

A la CMM, nous ne nous lasserons pas de vous rappeler que le Seigneur veut que sa main repose sur vous afin de vous conduire là où il a quelque chose à faire, à dire, auprès de vos proches, de vos voisins, de vos concitoyens…
Nous sommes ses instruments, ses outils par lesquels il œuvre dans notre petit monde à nous, et dans le monde entier.
Qu’il s’agisse de soutenir les efforts entrepris par la CMM sous toutes les latitudes par la prière et l’offrande, qu’il s’agisse aussi de son propre témoignage personnel adressé chaque jour alentour, nous voulons ensemble, tout au long de ce mois d’avril, nous présenter devant Dieu comme des personnes qui font leurs preuves, comme un ouvrier qui n’a pas à rougir et qui dispense avec droiture la parole de la Vérité (2 Timothée 2:15).

Dans l’espérance et la joie de vous retrouver très bientôt.

PS : Tandis que les fils des prophètes coupaient des arbres au bord du Jourdain, la cognée d’un ouvrier qui abattait une poutre se démancha et le fer tomba dans l’eau. L’ouvrier, consterné, alla vers Elisée le prophète et lui dit : « Ah ! mon Seigneur, il était emprunté ! » Elisée lui dit : « Où est-il tombé   ? » L’ouvrier lui montra la place. Alors Elisée coupa un morceau de bois, le jeta au même endroit, et fit surnager le fer. Puis il lui dit : « Enlève-le ! » L’ouvrier avança la main et le prit.
Dans notre vie spirituelle, il peut y avoir un certain « jeu » entre la puissance de Dieu et nous. Ce bois qu’Elisée jeta à l’eau pour faire surnager le fer, n’est-il pas une illustration de ce que Jésus-Christ a fait pour moi, pour chacun de nous, afin que notre vie démanchée retrouve sa puissance ? Alors le fer surnagea. Puis Elisée dit à l’ouvrier : « Etends ta main et prends-le. » L’ouvrier étendit sa main et le prit. Il y a un geste à faire, un acte de foi à accomplir. Dieu nous redonne notre puissance, il la met à notre portée, mais il nous faut encore la saisir par la foi, souvent par un engagement concret et fidèle pour son œuvre.

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