Bien chers amis,

C’est dans une poissonnerie quelque part en Turquie qu’on découvrit en 1436, parmi un tas de papiers d’emballage, le manuscrit d’une lettre écrite par un chrétien à un non chrétien du nom de Diognète.
Son auteur vivait au début du second siècle de notre ère. En voici quelques extraits stupéfiants destinés à lui démontrer la nouveauté radicale de la foi chrétienne sur les comportements de l’époque assez semblable à la nôtre :

« Les chrétiens ne se distinguent des autres hommes ni par le pays, ni par le langage, ni par les coutumes. Car ils n’habitent pas de villes qui leur soient propres, ils n’emploient pas quelque dialecte extraordinaire, leur genre de vie n’a rien de singulier. Leur doctrine n’a pas été découverte par l’imagination ou par les rêveries d’esprits inquiets ; ils ne se font pas, comme tant d’autres, les champions d’une doctrine d’origine humaine…

Ils résident chacun dans leur propre patrie, mais comme des étrangers domiciliés. Ils s’acquittent de tous leurs devoirs de citoyens, et supportent toutes les charges comme des étrangers. Toute terre étrangère leur est une patrie, et toute patrie leur est une terre étrangère. Ils se marient comme tout le monde, ils ont des enfants, mais ils n’abandonnent pas leurs nouveau-nés. Ils prennent place à une table commune, mais qui n’est pas une table ordinaire.

Ils passent leur vie sur la terre, mais ils sont citoyens du ciel. Ils obéissent aux lois établies, et leur manière de vivre est plus parfaite que les lois.
Ils aiment tout le monde, et tout le monde les persécute. On ne les connaît pas, mais on les condamne ; on les tue et c’est ainsi qu’ils trouvent la vie. Ils sont pauvres et font beaucoup de riches. Ils manquent de tout et ils ont tout en abondance. On les méprise et, dans ce mépris, ils trouvent leur gloire. On les calomnie, et ils y trouvent leur justification. On les insulte, et ils bénissent. On les outrage, et ils honorent… Ceux qui les détestent ne peuvent pas dire la cause de leur hostilité…

En un mot, ce que l’âme est dans le corps, les chrétiens le sont dans le monde. L’âme est répandue dans les membres du corps comme les chrétiens dans les cités du monde. L’âme habite dans le corps, et pourtant elle n’appartient pas au corps, comme les chrétiens habitent dans le monde, mais n’appartiennent pas au monde…

Le poste que Dieu leur a fixé est si beau qu’il ne leur est pas permis de le déserter. »

Quelle lettre ! Quel témoignage ! Quel modèle pour nous tous aujourd’hui !

Ce beau poste fixé par Dieu et qu’il n’est pas permis de déserter peut se résumer ainsi : 
« Allez dans tout le monde et annoncez l’Evangile à toute créature. » (Marc 16:15)

  • « Allez » est une demande impérative, ce n’est pas une option, une invitation à laquelle on peut répondre par la négative. C’est un ordre !
  • C’est l’ordre suprême du Seigneur, c’est son testament, ses dernières volontés.
  • Cet ordre est pour tous les temps et pour tous les gens.
  • C’est là une affaire urgente : « Va aujourd’hui travailler dans ma vigne » (Matthieu 21:28) Chaque génération doit entendre la Bonne Nouvelle… Chaque créature… Toutes les nations de la terre…
  • C’est un ordre pour tous car les premiers disciples et les chrétiens qui les suivirent étaient des missionnaires. Tous les chrétiens d’aujourd’hui ne font pas exception. Ils ne sont peut-être pas des prédicateurs chevronnés mais tous doivent être des témoins.

Oserons-nous dire que nous n’avons pas entendu ? Oserons-nous dire que nous ne comprenons pas ? Oserons-nous affirmer que c’est pour les autres et pas pour nous ? Ce que va comprendre Diognète par la lettre qui lui est adressée, c’est que les croyants sont la lumière du monde, voulue par Jésus et dont les effets sont visibles partout ! (Matthieu 5:14-16)

Il y a quelque temps, j’ai lu qu’à cause de la pollution atmosphérique et, surtout à la campagne à cause de la pollution de l’eau, les lucioles ont commencé à disparaître (la luciole présente la particularité de pouvoir émettre de la lumière. Il en existe beaucoup d’espèces, dont le célèbre ver luisant). C’est un phénomène fulgurant car il n’y en a plus à ce jour. Cette disparition dont nous sommes responsables est pour moi l’allégorie de notre capacité à oublier, à déserter le mandat que Dieu nous a confiés, et qui consiste à apporter cette petite lumière personnelle de l’Evangile dans ce monde enténébré par mille fausses lumières.

A l’œuvre donc, sans tarder ! Témoignons de notre vocation comme le Seigneur et les disciples le faisaient. Avec les outils que la CMM peut vous offrir, employons la même méthode qu’eux : allons ça et là, annonçant le salut en Christ (Actes 11:20-21). Allons de ville en village, de lieu en lieu, de maison en maison en commençant par chez nous. En un mot, partout où vous le pourrez, nous entretenant avec tous ceux que nous croisons et leur laissant dans leur main un bon traité. Et puis, priez pour eux. Votre mission ne sera pas désertée. De nombreux Diognète passerons des ténèbres à la Lumière et rejoindrons les rangs des rachetés !

L’équipe de la CMM se joint à moi pour vous assurer de notre zèle à vous accompagner. 
Bien fraternellement,

PS : Songez qu’un seul Agent CMM qui visite 30 maisonnées par jour (c’est bien peu et ce nombre est souvent dépassé) atteint 10.000 inconvertis par an.

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